Le Cercle Gaston-Crémieux dénonce les dérives de la loi du 21 Novembre 2007 sur l’entrée et le séjour des étrangers en France et son application par les Préfectures, la police, et certains consulats : Quotas de 25 000 expulsions par an imposées aux préfets, contrôles de police " au faciès ", expulsions d’étrangers mariés à des Français, enfants enfermés dans les Centres de rétention, refus de certains consulats d’accorder des visas pour regroupement familial, délais excessifs d’instruction des dossiers de régularisation en préfecture aboutissant à un déni de droit, poursuites contre les personnes qui hébergent ou aident les étrangers en situation irrégulière… Ces pratiques sont contraires " à la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine " (Charte internationale des droits de l’Homme de 1948). À terme la France, qui a été pour les vagues successives d’immigration du XXe siècle - et notamment pour les Juifs - une terre d’accueil, risque de se transformer en forteresse fermée crispée sur une " identité nationale " aux relents xénophobes. Le Cercle Gaston Crémieux dénonce l’ambiguïté permanente du CRIF qui, depuis son communiqué du 5 juillet 2006 sur le traitement humanitaire des sans-papiers n’a pris aucune position publique sur les graves atteintes aux personnes alors que le FSJU (Fonds Social Juif Unifié) appose sa signature, au sein du Collectif Alertes